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ordres du général Guyot, qui était en deuxième lignederrière les cuirassiers Kellerrnann, suivait au grand trotet se portait sur le plateau ; l’empereur s’en aperçut, ilenvoya le comte Bertrand pour la rappeler ; c’était saréserve : quand ce général arriva, elle était déjà engagéeet tout mouvement rétrograde eut été dangereux. Dèscinq heures du soir, l’empereur se trouva ainsi privé desa réserve de cavalerie, de cette réserve qui, bien em-ployée , lui avait donné tant de fois la victoire. Cependantces douze mille hommes de cavalerie d’élite firent desmiracles; ils culbutèrent toute la cavalerie plus nombreusede l’ennemi qui voulut s’opposer à eux , enfoncèrent plu-sieurs carrés d’infanterie , désorganisèrent, s’emparèrentde soixante bouches à feu , et prirent au milieu des carréssix drapeaux que trois chasseurs de la garde et trois cui-rassiers présentèrent à l’empereur devant la Belle-Alliance.L’ennemi, pour la seconde fois de la journée, crut labataille perdue, et voyait avec effroi combien le mauvaischamp de bataille qu’il avait choisi, allait apporter dedifficultés à sa retraite. La brigade Ponsonby, chargéepar les lanciers rouges de la garde, commandés par legénéral Colbert, fut enfoncée ; son général fut percé desept coups de lance et tomba mort. Le prince d’Orange,sur le point d’ètre pris , fut blessé grièvement ; maisn’étant pas soutenue par une forte masse d’infanterie quiétait encore retenue par l’attaque du général Bulow ,celte brave cavalerie dut se borner à conserver le champde bataille qu’elle avait conquis. Enfin, à sept heures ,lorsque l’attaque du général Bulow eut été repoussée et