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qifils se rendissent à la Fère pour y prendre des pièces ,et chargea des officiers de confiance d’y réorganiser unnouvel équipage de campagne ; le maréchal Soult eutordre de se placer à Laon avec le grand quartier-général.Le préfet prit toutes les mesures pour compléter les ma-gasins de la ville et assurer les approvisionnemens pourune armée de quatre-vingt à qualrc-vingt-dix mille hom-mes , qui serait réunie sous peu de jours autour de cetteville. L’empereur s’attendait à ce que les généraux enne-mis , profitant de leur victoire, pousseraient leur arméejusque sur la Somme ; il ordonna au prince Jérome dequitter Avesnes le 22 avec l'armée et de l’amener sousLaon, point de réunion donné au maréchal Grouchy etau général I\app. N’étant éloigné que de douze heures demarche de Paris , il jugea nécessaire de s’y rendre ; saprésence était inutile à l’armée pendant les journées des21,22 , 23 et 24 ; il comptait être de retour à Laon le25 ; ces six jours dans la capitale, il les emploierait à or-ganiser la crise nationale et achever les préparatifs de dé-fense de Paris , et à activer tous les secours que pouvaientfournir les dépôts et les provinces. Il était facile dès lorsde juger, en supposant , comme on n’en pouvait pasdouter, que le corps du maréchal Grouchy arrivât in-tact , que la perle de l’armée française serait inférieure àcelle que les armées ennemies avaient éprouvée aux ba-tailles de Lignyetde Waterloo, et au combat des Quatre-Bras ; il a elfectiveinent été constaté depuis, que la perledes alliés s’est élevée à soixante-trois mille hommes etque celle des Français n’a pas dépassé quarante-un mille
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