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4c nationale clans les efforts qu’elle veut faire pour défendre Éorcfeatré« contre ceux qui viennent l’attaquer ? répondez franchement. » Pouf« toute réponse,.... silence absolu. «Vous ne vous souvenez donc plus« des scrinens que vous avez renouvelés il y a si peu de jours entre« mes mains ? S’il existe encore parmi vohs quelques hommes qui s’en« souviennent 4 qui restent lidèles à la cause du Iloi, qu’ils sortent des« rangs, et qu’ils l’expriment hautement. » Alors on vit quelquesepe'es en l’air. <c Vous êtes en Lien petit nomme , réprit Madame ,« mais n’importe ; ou commit au moins ceux sur qui on peut compter.»Des protestations d’attachement à sa personne lui furent adressées parquelques soldats. « Nous ne souffrirons pas qu’on vous fasse du mal,4 c nous vous de'feudrons t » s’écrièrent plusieurs voix. « Il ue s’agit« pas de moi , mais du service du Roi, répondit Madame avec vélié-« mence j voulet-vous le servir?» — « Dans tout ce que nos chefs nous« commanderont pour la patrie , uous obéirons ; mais nous ne voulonspas la guerre civile, et jamais nous ne nous Latlrôns contre nos« frères. » En vain Madame leur rappela tout ce que le devoir etl'honneur leur commandaient ; ils furent sourds à sa voix. Avant deles quitter , elle leur fit promettre qu’au moins ils contribueraient àmaintenir l’ordre dans la ville si on y entrait, et qu’ils veilleraient à'ce qu'on ne fît aucun mal à la garde nationale si ou avait de mauvaisesintentions contre elle. Il le promirent.— Madame s’èn alla le cœur na-vré dé ce dout elle venait d’être témoin.
Mais ce n’était rien encore : la visite de la seconde caserne fut bienplus péuiblc. L’esprit de révolte s’y montrait mille fois davantage, etce fut bien plus inutilement encore que Madame essaya de les ramenerdans le chemin de l’honneur. Malgré le peu de succès que son AltesseRoyale pouvait espérer d’uue troisième tentative auprès de semblablestroupes, elle ne voulut rien négliger, et cc lut au Châteaü-Trompetteque les derniers efforts dé sou héroïque courage furent portés au plushaut point. Quelle réception l’on y préparait à l’auguste fille de tantde rois ! De ma vie je ne l’oublierai ; j'en ai tant souffert! Après avoirpassé tes sombres voûtes de ce château-fort, représentez-vous le coup