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tics parties organiques, il en fut quitte pour la perte (l’unœil. S’il était mort de son fait, son autorité à venir en res-tait singulièrement compromise. D’ailleurs le complémentde sa doctrine eût manqué à ses disciples ; le NouveauChristianisme n’existait pas. Il survécut donc, valétudi-naire et défiguré.
On a vu Saint-Simon débuter par l’expérience person-nelle pour arriver à l’enseignement par la voie de la presse,et d'homme du monde devenir ainsi publiciste. Voici main-tenant qu’il quitte l’un et l’autre rôle pour s’attribuer lamission d’évangéliste et de prophète. Il déserte la pratiqueet la polémique pour recourir à la chaire « En attaquant len système religieux du moyen âge, disait-il à M. Olinde llo-» drigues avant de mourir, on n’a réellement prouvé qu’une» chose : c’est qu’il n’est plus en harmonie avec les progrès» des sciences positives ; mais on a tort d’en conclure que» le système religieux devait disparaître en entier- il doit» seulement se mettre d’accord avec les progrès des scien-» ces. » Puis il ajoutait par une sorte de retour vers la réa-lité ; « La dernière partie de nos travaux sera peut-être mal» comprise. »
Cette dernière partie des travaux de Saint-Simon, c’estle Nouveau Christianisme.
qu’il a écrit dans ses Mémoires inédits sur cet inslant de détresse :
« Depuis quinze jours je mange du pain et je bois de l’eau ; je tra-» vaille sans feu et j’ai vendu jusqu'à mes habits pour fournir au*» frais des copies de mon travail. C’est la passion de la science et du» bonheur public ; c’est le désir de trouver un moyen de terminer,» d’une manière douce, l’effroyable crise dans laquelle toute la sociétén européenne se trouve plongée, qui m’ont fait tomber dans cet état» de détresse. Ainsi c’est sans rougir que je peux faire l’aveu de ma« misère et demander les secours nécessaires pour me mettre en étatn de continuer mon œuvre, a