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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
anarchie, se retrouve dans la politique qui nous divise aunom du pouvoir et de la liberté ; dans les sciences que rienne lie entre elles; dans l’industrie que décime le fléau de laconcurrence; dans les beaux-arts qui languissent, privesd’inspirations fécondes.
Quand VExposition a ainsi caractérisé, à son point devue, les sociétés modernes, elle convie l’humanité à unenature de rapports; elle indique aux mortels divisés « un» lieu d'affection, de doctrine et d’activité, qui doit les» unir, les faire marcher en paix, avec ordre, avec amour,» vers une commune destinée, et donner à la société, au» globe lui-mêinc, au monde tout entier, un caractère d’u-» nion, de sagesse et de beauté. »
Pour arriver à la démonstration de ce fait, l Expositionprocède par la méthode historique ; elle ouvre le livre destraditions et fait voir comment l’humanité a marché versSaint-Simon par les périodes d’égoïsme et d’athéisme; ellebase et fonde son système social sur la science de l’espècehumaine ; elle y trouve la justification d’une tendance irré-sistible vers l’association universelle, puis elle cherche àdeviner quel sera le père de cette race future, quelle sera laville initiatrice du genre humain, la ville du progrès mo-derne, comme l’ont été, aux temps anciens, Jérusalem, laRome impériale et la Rome chrétienne.
Passant à d’autres intérêts, /’Exposition constate parquel abus du fait l’homme a été jnsqu’ici, toujours et par-tout, exploité par l’homme : elle proclame le droit nouveau;« A chacun suivant sa capacité, à chaque capacité suivant» ses œuvres ; » droit qui est appelé à détrôner les privi-lèges de la conquête et de la naissance. Personne désormaisn’aura recours à la forée, car la force n’est utile que pourimposer un abus. D’où il suit que l’ancienne organisation,