SAINT-SIMONIF.NS.
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militaire et oisive, fera place à l’organisation active et paci-fique des travailleurs, classés selon la hiérarchie.
De cet appel aux travailleurs conviés à un droit nouveau,l'Exposition arrive à l’examen de la loi constitutive de lapropriété. Ici la doctrine tranche dans le vif de la richesseactuelle : Jésus a dit : « Plus d’esclavage ! » Saint-Simons’écrie. « Plus d’héritage ! » Après quoi comme la nature,qui moissonne des hommes chaque jour, exige un systèmequelconque de successibililé, l'Exposition y pourvoit etadjuge aux chefs de la doctrine le retour de tous les biens,devenus ainsi à la fois communs et main-morlables, à lacharge seule, pour le suprême collège, de faire élever lesenfants dans une direction professionnelle, de les doter, deles diriger, de leur tenir lieu de père et d’héritage.
Des vues de législation assez étranges, des critiques gé-nérales ou minutieuses sur l’état actuel des sciences humaines,complètent cette première partie de l'Exposition. Laseconde partie est plus sérieuse, plus travaillée : elle aborde,quoique toujours dans des termes mystérieux et empha-tiques, les problèmes de l’organisation future. C’est là queM. Bazard posa les bases réelles de la doctrine qui allaitpasser à l’état de religion. Le dogme, la morale, le culte,s’y trouvent sinon formulés nettement, du moins indiquésde telle sorte, que plus tard cet écrit put fournir une longuesérie de thèmes aux enseignements du Globe , aux prédi-cations de la salle Taithout, et aux orageux débats de lafamille de la rue Monsigny. Quand M. Bazard mettait enordre ce lumineux travail, si nourri de fait et d’études, ilne se doutait pas que le texte en serait plus lard invoquécontre lui, et qu’au bout de cette longue traite, épuiséautant qu’épouvanté du chemin parcouru , il trouveraitson cioll'gue Enfantin qui lui crierait! : « Marche! »