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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
quand il eut, pour sa part, fait si volontiers une halte.
C’est, du reste, ici le moment, à la veille de la transfor-mation retentissante que va subir le saint-simonisme, derésumer sa foi telle qu’elle résulte de l’Exposition et desœuvres qui en sont la glose. Il faut seulement laisser à l’é-cart, comme réservées, les questions qui, dans la suite,soulevèrent des tempêtes.
Commençons par la tête du système : Dieu. Voici le Dieusaint-simonien dans une première définition :
« Dieu est un. Dieu est tout ce qui est; tout est en lui, toutest par lui; tout est lui. Dieu, l'être infini, universel, exprimédans son unité vivante et active, c’est l'amour infini, universel,qui se manifeste à nous sous deux aspects principaux, commeesprit et comme matière, ou comme intelligence et comme force,comme sagesse et comme beauté. L’homme, représentation finiede l'être infini, est, comme lui. dans son unité active, amour;et dans les modes, dans les aspects de sa manifestation, esprit etmatière, intelligence et force, sagesse et beauté. »
Plus tard M. Enfantin, pour aider les mémoires pares-seuses, abrégea cette longue et confuse définition. Voici lasienne :
« Dieu est tout ce qui est; tout est en lui, tout est par lui.
» Nul de nous n’est hors de lui, mais aucun de nous n'est enlui.
» Chacun de nous vit de sa vie, et tous nous communions enlui. car il est tout ce qui est. »
On le voit : ces formules sont du panthéisme déclaré,sans scrupule et sans voiles.
Après Dieu le Messie.
Saint-Simon était ce Messie. Il ne relevait que de sa mis-sion divine. Comme Jésus, il avait été envoyé pour annoncer