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ÉTUDES SU!! LES RÉFORMATEURS.
petit nombre de combinaisons pratiques. Le chef saiut-simonien descendit même alors jusqu’à proposer, dansl’organisation économique, quelques réformes transitoires.
II commençait par poser ce principe :
« i.a société ne se compose que d'oisifs et de travailleurs; lapolitique doit avoir pour but l'amélioration morale, physique etintellectuelle du sort des travailleurs, et la déchéance progressivedes oisifs. Les moyens sont, quant aux oisifs, la destruction detous les privilèges de la naissance, et. quant aux travailleurs, leclassement selon les capacités et la rétribution selon les œuvres.»
Ccci établi, M. Enfantin consentait à ne pas exiger toutd’un coup la réalisation rigoureuse et complète de cettethéorie. II admettait des procédés de transition ; il les in-diquait, il les développait.
Parmi les réformes proposées par le chef saint-simonien,la plus décisive était l’abolition des successions collatérales,prolégomène évident de l’abolition de l’héritage. La succes-sion collatérale, avec ses fractionnements multiples, avecson cortège de procès, plus ruineux encore pour la sociétéque pour les individus, la succession collatérale à douze de-grés surtout, était, selon M. Enfantin, une loi civile d’unmérite fort contestable, qu’on pouvait modifier sans que lasociété en fût ébranlée autrement qu’à la surface. Il y avaitutilité et convenance à discuter si cette succession, appliquéeen tout ou en partie au dégrèvement de l’impôt, ne seraitpas d’un emploi social beaucoup plus fécond qu’elle ne l’estaujourd’hui dans sa répartition chanceuse ; à discuter encoresi le respect pour les privilèges pécuniaires de la famille doits’étendre si loin que l’on préfère à l’intérêt de tous, le droitde quelques parents éloignés, inconnus au défunt, souventses ennemis, n’ayant pas, pour combattre des désirs impieset avides, l’affection qui fait patienter un héritier direct,