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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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SAINT-SIMOMENS.

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autrement les prolétaires s’en allaient un à un. La seuleformule intelligible pour ces ouvriers, c’était d’être mieux.Elle leur manqua bientôt. Ainsi, des deux parts, ce fut untort et une inconséquence d’avoir déplacé l’action saint-simonienne, d’avoir tenté une réalisation qui devait échouer,et qui, en échouant, laissait le reste de la doctrine sous laprévention d’impuissance.

Celte époque fut d’ailleurs féconde en disgrâces de toutgenre. Au moment où la salle Taiibout répandait son plusvif éclat oratoire, au fort des réconciliations publiques et desconfessions de mademoiselle Julie Fanfernaut, quand lamise en scène la plus raffinée donnait à ces réunions unimprévu que n’offrent plus nos théâtres, une brusque me-sure de police vint chasser les fidèles du temple et les mettreà la discrétion des baïonnettes municipales. D’autres pour-suites simultanées avaient lieu dans la maison de la rue deMonsigny, où la saisie des papiers de la famille forma labase de plusieurs interrogatoires et d'une instruction crimi-nelle. Ce n’est pas tout ; des dissensions étaient survenuesentre M. Enfantin et M. Olindc Rodrigues, au sujet de laquestion morale. M. Rodrigues accusait M. Enfantin depromiscuité religieuse , et disait : « J’ai affirmé que , dans>> la famille saint-sirnonienne , tout enfant devait pouvoir» connaître son père. M. Enfantin a exprimé le vœu que» la femme fût seule appelée à s’expliquer sur cetle grave

question. » Là-dessus il se sépara en appelant les fidèlesà lui, comme au seul disciple et à l’héritier direct de Saint-Simon. La brutalité de la rupture, son inopportunité à laveille de persécutions judiciaires, laissèrent la sortie deM. Rodrigues sans retentissement.

Seulement, avec lui, s’en allèrent les dernières ressources.Sa retraite discréditait l’emprunt dont il était le titulaire

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