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ÉTCDES SCR LES RÉFORMATEURS.
contractant; et, au lieu d’opérer des placements nouveaux,il fallut désintéresser çà et là, sur les 82,000 francs d’ac-tions réalisées, quelques porteurs de coupons, moins rési-gnés et plus turbulents que les autres. Faute de fonds suffi-sants , le Globe mourut d’abord, puis les ateliers se fermèrent,enfin la famille de la rue Monsigny fut dissoute.
Alors une dernière transformation eut lieu. A Ménilmon-tant, au point culminant de la côte, M. Enfantin avait unepropriété patrimoniale consistant en une vaste maison etun fort beau jardin. Il résolut d’en faire le dern'er asile dela famille, son lieu de refuge contre le monde. Là on pou-vait s’inspirer dans le recueillement et dans la retraite, at-tendre la venue de la femme, si lente à répondre, prati-quer en petit l’association contemplative et partielle, jusqu'àce que l’heure eût sonné pour l’association universelle etlaborieuse. Quoiqu’il fût étrange, après une suite de prédi-cations contre les oisifs, de se vouer ainsi à la vie stérile del’anachorète, cet état nouveau et purement transitoire avaitaussi, disait-on, son aspect saint-simonien. Il s’agissait d’a-bolir la domesticité, en faisant participer les natures les plusfières à la lâche du prolétariat; il s’agissait de former à unediscipline presque conventuelle et à une vie continente,quarante jeunes moines chez lesquels la vie débordait; ils’agissait enfin d’éprouver s’ils soutiendraient jusqu'au bout,la gageure, et s’ils seraient aussi forts contre les huées dela foule qu’ils l’avaient été contre les sarcasmes des beauxesprits. Dans un factum net, clair, incisif, intitulé : A tocs,M. Enfantin donnait la clef de celte expérience : « J’ai» voulu, disait-il, appeler la femme et le prolétaire à une» destinée nouvelle. « Puis il expliquait comment sa parole,semée dans Paris, y continuerait son travail mystérieux, etcomment il n’y aurait bientôt plus d’autre politique que lacharte d’avenir qu’il avait fondée.