SAIOT-SIHOMEXS.
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» Grand Dieu! ils l’ont appelée la Nouvelle-Hollande! serait ceparce qu’ils doivent y trouver un sol riche et salubre, sur lequelils transporteront les populeuses cités qu’ils garantissent àgrand’peine de l’envahissement des mers, sur des plages sablon-neuses?
» L’Asie, le pays du soleil et de la volupté, aurason piédestal,tout comme l’Europe savante et l’industrieuse Amérique duNord. Et la terre sera formée de trois couples harmonieusementplacés, chacun de deux contrées immenses : Europe et Afrique ;Amérique du Nord et Amérique du Sud ; Asie et Océanie ; c’est-à-dire le commencement et la fin.
» Et pendant que l’homme appelle la nouvelle épouse, les troisépoux qui habitent le nord vont'appeler les trois épouses qui ha-bitent le midi et les attireront vers le lit nuptial qui sera, pourl’un, la Méditerranée, pour le second, l’Archipel des Antilles,pour le troisième, les grandes baies de la Chine et de l lnde. »
Voilà in extenso la Genèse inédite du saint-simonisme etl’un des travaux les plus essentiels de Ménilmontant. Quandcette Genèse a déroulé ses périodes cosmogoniques à côtédes austérités algébriques et grammaticales du Catéchisme,le Livre nouveau aborde ce que Saint-Simon appelle le Picîle la Pensée, le problème de la certitude, problème danslequel Laplace, combinant Condorcet et Pascal, a produitl’œuvre scientifique où la puissance rationnelle se produitavec le plus d’éclat. Mais le passé a cru au transpôrt pos-sible du fini dans l’infini, et réciproquement au transportde l’infini dans le fini. Telle n’est pas la croyance saint-simonienne.
La croyance sainl-simonienue est celle-ci :
« Le problème de la certitude absolue se transforme en la foiau progrès, manifestée par deux ou trois formes de développe-ments également probables; et. dans la certitude relative, con-slitue le jeu de l’intelligence sans cesse occupée à déterminer,