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ÉTUDES SUH I.ES RÉFORMATEURS.
siècles aux mauvais penchants, si ce n’est à prouver qu'ilssout, comme les bons, de nature indélébile et d’origine supérieure. Ceci établi, que reste-t-il à faire maintenant, si-non à essayer si ces penchants, si ces instincts que l’on qua-lifie de mauvais n’ont pas, dans l’harmonie générale desêtres, un emploi, une destination nécessaire ; s’ils ne sontpas, en un mot, un bienfait au lieu d’être un fléau. Rendreles passions utiles et saines, leur assurer un libre et entierdéveloppement, de manière à ce que toutes servent et qu’au-cune ne nuise ; associer les facultés et les forces, tels furent,comme on le verra bientôt avec plus de détails, le pointd’appui de la théorie sociétaire, les bases de la conceptionde Fourier.
Ce fut sous l’empire de celte préoccupation, qu’il publia,dès 1808, un livre demeuré longtemps obscur, la Théoriedes quatre mouvements , auxquels il devait plus tard ajou-ter un cinquième mouvement, le mouvement aromal quicomprend les corps impondérables, l’électricité, le magné-tisme, etc. La Théorie des quatre mouvements est déjà toutle système : dans ce que ce volume signale et dans ce qu’ilsous-entend, se trouve la pensée entière de l’inventeur ;les autres livres ne seront plus que des développements etdes commentaires. Déjà il s’agit d’abolir le ménage morcelépour faire prévaloir le ménage sociétaire, d’organiser l’hu-manité par phalanges et d’y faire régner une harmonie gé-nérale, résultat de \'attraction passionnée, termes qui expri-ment le jeu libre des passions dans l’ère nouvelle. Tout cequi doit plus tard faire la force et la parure de la théorie setrouve pressenti, annoncé, exprimé. L’association agricole,le travail alterné, les courtes séances, les phases cosmogo-niques du globe, l’organisation par groupes et séries, la ré-munération appliquée aux sciences, aux lettres et aux arts,