CONCLUSIONS GÉNÉRALES.
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et ils décrètent la servitude des intérêts. Les premières neressortent, suivant eux, que de la fantaisie; les secondsdoivent relever d’une discipline. A entendre leurs critiques,tous les maux inhérents à la vie industrielle, toutes lescrises qui ébranlent périodiquement le commerce, toutesces douleurs, toutes ces oscillations dont nous sommes lestémoins, ne proviennent que d’un l'ait : le désintéressementabsolu de l’autorité dans les relations particulières, sa to-lérance passive vis-à-vis du mouvement des transactions.N’insistons pas sur la contradiction qu'implique cette vue,voyons ce qu’elle a de fondé en soi.
L’économie politique, chacun en convient, n’est pas unescience complète ; il lui manque un élément moral pourennoblir sa fécondité matérielle. Elle vise d’une manièretrop absolue à rendre les hommes plus heureux, pas assezà les rendre meilleurs. Elle est un instrument trop exclusifde satisfaction terrestre. Après avoir indiqué par quelsmoyens se forment, se produisent les richesses, elle ne suitpas d’une manière assez attentive leur répartition, leur dis-tribution. On pourrait lui demander un peu plus d’en-trailles. Sousses yeux se sont élevés une foule de problèmes,tels que le paupérisme, le déplacement du travail par l’in-vation des machines, l’abus des forces humaines, les douleursde la concurrence. Ces problèmes, elle les a laissés où elleles a pris, sans les résoudre d’une manière victorieuse. L’é-conomie politique a donc été vigoureusement et quelquefoisjustement attaquée. En même temps elle a été mollementdéfendue. La vivacité des agressions, leur forme incisive,pétulante, presque personnelle, n’ont pas toujours laissé àceux qui ont foi dans sa vertu la liberté d’esprit nécessairepour repousser des inculpations systématiques et passion-nées. Essayons quelques justifications sommaires.