CONCLUSIONS GÉNÉRALES.
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seule peut conduire à un soulagement provisoire. Le temps,une éducation progressive et l’association, quand on en auratrouvé la formule, feront le reste. Quant à l’autorité, sonrôle est fort amoindri. L’autorité suppose une tutelle, et latutelle une minorité éternelle. C’est toujours le règne desintelligences privilégiées sur l’intelligence générale, et jus-qu’ici nous avons vu que les délégations de ce genre abou-tissent nécessairement à une exploitation. Une dictatureindustrielle et commerciale se déroberait difficilement àcette tendance ; elle aurait à essuyer les assauts de mille in-térêts particuliers, à subir des embûches, des séductionssans nombre. Elle n’y résisterait pas. Ce que nous voyonsen est une preuve frappante. Ne pas croire à la sagesse, àl’infaillibilité des hommes est encore le calcul le plus sûr ;ne tenter personne est le meilleur moyen de s’épargner desmécomptes. Il est rare que la faculté d’abuser n’engendrepas l’abus. La liberté a ses plaies, ses crises, ses douleurs •,qui le nie? Mais elle a aussi une vertu souveraine pour lesapaiser. Les maux qu’elle occasionne émanent des choses,ils pèsent sur tous également : à ce titre on les supporteavec résignation, avec patience. Les blessures d’un systèmed’autorité proviennent des hommes -, elles distinguent leursvictimes : c’est un motif pour ne les souffrir qu’en murmu-rant. L’intervention d’un pouvoir directeur dans les faitséconomiques supposerait d’ailleurs deux qualités : une im-partialité absolue et une sagacité universelle. Or, nous necroyons pas qu’une autorité, quelle quelle soit, puisse avoirla prétention de réunir ces deux conditions nécessaires. Em-brasser les mille détails de l’industrie, de l’agriculture et ducommerce; tenir une balance toujours équitable entre desintérêts qui se confondent ou qui se combattent; se faire lerégulateur général des prix, le juge des produits, l’arbitre