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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
des quantités, l’inspecteur des qualités ; accepter la tâchede médiateur permanent entre les ouvriers et les maîtres ;avoir l’œil constamment ouvert sur les transactions5 secharger de la distribution des tâches et de la répartition desbénéfices, quel rôle effrayant, impossible, absurde, et pour-tant il est des hommes qui ont eu sérieusement la penséed’en investir un gouvernement?
Sans doute une autorité intelligente peut intervenir d'unemanière utile dans le mouvement des affaires, mais c’est, enservant l’essor de la liberté et non en le comprimant. Lesavis généraux à l’agriculture, au commerce et à l’industrie,l’ouverture de débouchés nouveaux, l’application des forcesscientifiques du pays aux progrès agricoles et manufactu-riers, l’abolition des taxes les plus onéreuses, l’étude deslois qui louchent à la circulation des richesses, l’améliora-tion de la viabilité nationale, le développement des insti-tutions de crédit, la protection efficace des intérêts ou voi-sins ou lointains ; voilà la part d’un gouvernement, et elleest assez belle, assez vaste, assez importante, assez lourde.Devant certains écarts industriels il ne peut pas non plusdemeurer désarmé et impassible. Tel est l’abus que l’onpeut faire des enfants dans les manufactures. Ce n’est pointlà une question économique, mais une mesure de police.Assassiner lentement, par un travail excessif, de pauvrescréatures qui ne peuvent se défendre, est aussi criminel,plus criminel que de tuer résolument , à main armée, unhomme qui a la conscience de sa force. Dans le second cas,le besoin peut être une excuse ; dans le premier, jamais.Protéger les personnes n’est pas gêner la liberté, mais laservir. C’est l’une des occasions où la puissance coactive peuts’exercer utilement. La surveillance des substances alimen-taires est aussi placée dans l’ordre des faits justiciables d’une