NOTES.
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ÉCONOMIE SOCIÉTAIRE, BÉNÉFICES DE LA GESTION COMBINÉE.
!t On est ébloui quand on passe quelques instants à faire le tableaudes énormes bénéfices que donnerait une réunion de 300 ménages,dans un seul édilice où ils trouveraient des logements de divers prix,des communications abritées, des tables de diverses classes, des fonc-tions variées, enfin, tout ce qui peut abréger, faciliter et charmer lestravaux.
» Abordons les détails. J’examine d’abord l’avantage de grenier etcave sociétaires.
» Les trois cents greniers qu’emploient aujourd’hui trois cents fa-milles villageoises (15 à 1,600 habitants), seraient remplacés par ungrenier vaste et salubre, divisé en compartiments spéciaux pour chaquedenrée, et même pour chaque variété d’espèce. On pourrait s’y ména-ger tous les avantages de ventilation, de sécurité, d’échauflfement, d’ex-position auxquels ne peut penser un villageois, car souvent un hameautout entier se trouve mal placé pour la conservation des denrées.
» Les frais de ce vaste grenier, en construction, murs, char-pentes, etc., coûteraient à peine le dixième de ce que coûtent les troiscents greniers de villageois bornés à un seul étage. Les mesures contrel’incendie et les dégâts, prises en commun, sur un seul local, seraientl’occasion d’énormes bénéfices. Les précautions contre les insectes etles animaux sont illusoires dans nos villages, parce que la masse n'ycoopère pas. Les battues de loups n’empêchent pas que ces animaux nefoisonnent. Si, à force de soins, vous détruisez les rats de vos greniers,vous serez bientôt assaillis par ceux des greniers voisins et des champs,qu’on n’aura pas purgés par des mesures générales impossibles en ci-vilisation. L’échenillage même, ordonné chaque année, ne s’exécutepas. Il n’y aura plus une bourre de chenilles dans les contrées culti-vées sociétairement.
» La gestion combinée donne lieu à une foule d’économies sur lesdémarches que nous croyons productives ; par exemple, trois centsfamilles d’une bourgade agricole envoient aux halles et marchés, nonpas une fois, mais vingt fois dans le cours de l’année. Le paysan,n’eût-il à vendre qu’un boisseau de fèves, va passer une journée à laville, et c’est pour les trois cents familles une perte moyenne de sixmille journées de travail, non compris les frais de voitures qui sontvingtuples de ceux de l’Association. Elle vend toutes ses denrées pargrandes masses, vu que dans cette ordre on n’achète que pour desPhalanges d’environ quinze cents personnes.
» En épargnant la complication de vente, l’abus d'envoyer troiscents personnes au marché au lieu d’une seule, de faire trois cents
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