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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.

approuva l'objet et lissue des pourparlers, et donna son adhésion àdes ouvertures amicales entre les deux puissances. Il désira voirM.Owen, l'invita à dîner, et on tomba d'accord que désormais l'Unionaméricaine adopterait une politique nouvelle et bienveillante vis-à-visde la Grande-Bretagne, si cette dernière voulait entrer dans la mêmevoie et obéir au mémo esprit de conciliation. M. Ovven partit sur cetteassurance. A peine arrivé à Londres, il se présenta chez lord Aberdeen,lui rendit compte de ce qui sétait passé, et obtint de lui que désor-mais les meilleures relations sétabliraient entre le Royaume-Uni cllAmérique du Nord. Des leltreset des dépêches confidentielles enjoi-gnirent aux ambassadeurs américains de se conformer, en ce quipourrait concerner cette négociation, aux conseils de M. Owen. Lachose marcha donc au mieux et fut terminée à la satisfaction mutuelle.M. Owen avait insisté formellement sur la nécessité de vider tous lespetits différends de détail ; et il est à regretter aujourdhui que lonn'ait pas profité de celte circonstance pour statuer définitivement surla question des limites du côté du Canada. A propos de cette négocia-tion, il a été dit par lun des princes Murat, dans un livre publié auxÉtats-Unis, que M. Ovven avait abusé le gouvernement américain.M.Owen eût répondu plus tôt à cette imputation sil leût connue. Lejeune Murat a été induit en erreur. M. Ovven na abusé personne : ilse plaît à déclarer quaucun gouvernement au monde n'aurait pu seconduire plus dignement et plus honorablement que ne la fait celuides États-Unis en cette circonstance, et que, dun autre côté, il a gran-dement à se louer de laccueil et des égards de ladministrationanglaise et principalement de celle de lord Liverpoolet de lord Welling-ton. Cependant, il doit ajouter que ce vénérable général vient récem-ment de se refuser à présenter aux lords une pétition de M. Ovven, etqu'il na pas même voulu écouter ses explications : ce qui ne doit êtreattribué quà linfluence de quelques personnes qui ne peuvent pascomprendrez t apprécier les vues de la société rationnelle (Consul-ter, pour ia vérité de ces divers faits , le général Jackson , le présidentl'an Jhiren, le comte Aberdeen, RI. Pakenham_, le général Santa-Annaet une foule dautres).

11. Voyant que le gouvernement mexicain ne pouvait pas conduireà bien la question religieuse, dans les termes il lavait posée, etcomprenant que la situation du Mexique ne lui offrait pas des garan-

1 On pourrait remarquer dans ce document que 31. Owen ne dit jamais de niai,même des personnes qui lui sont hostiles, et quil ne regarde la malveillance quecomme une erreur, l.es personnes dont il veut parler ici sont le haut clergé quisiège à la chambre des lords.