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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
approuva l'objet et l’issue des pourparlers, et donna son adhésion àdes ouvertures amicales entre les deux puissances. Il désira voirM.Owen, l'invita à dîner, et on tomba d'accord que désormais l'Unionaméricaine adopterait une politique nouvelle et bienveillante vis-à-visde la Grande-Bretagne, si cette dernière voulait entrer dans la mêmevoie et obéir au mémo esprit de conciliation. M. Ovven partit sur cetteassurance. A peine arrivé à Londres, il se présenta chez lord Aberdeen,lui rendit compte de ce qui s’était passé, et obtint de lui que désor-mais les meilleures relations s’établiraient entre le Royaume-Uni cll’Amérique du Nord. Des leltreset des dépêches confidentielles enjoi-gnirent aux ambassadeurs américains de se conformer, en ce quipourrait concerner cette négociation, aux conseils de M. Owen. Lachose marcha donc au mieux et fut terminée à la satisfaction mutuelle.M. Owen avait insisté formellement sur la nécessité de vider tous lespetits différends de détail ; et il est à regretter aujourd’hui que l’onn'ait pas profité de celte circonstance pour statuer définitivement surla question des limites du côté du Canada. A propos de cette négocia-tion, il a été dit par l’un des princes Murat, dans un livre publié auxÉtats-Unis, que M. Ovven avait abusé le gouvernement américain.M.Owen eût répondu plus tôt à cette imputation s’il l’eût connue. Lejeune Murat a été induit en erreur. M. Ovven n’a abusé personne : ilse plaît à déclarer qu’aucun gouvernement au monde n'aurait pu seconduire plus dignement et plus honorablement que ne l’a fait celuides États-Unis en cette circonstance, et que, d’un autre côté, il a gran-dement à se louer de l’accueil et des égards de l’administrationanglaise et principalement de celle de lord Liverpoolet de lord Welling-ton. Cependant, il doit ajouter que ce vénérable général vient récem-ment de se refuser à présenter aux lords une pétition de M. Ovven, etqu'il n’a pas même voulu écouter ses explications : ce qui ne doit êtreattribué qu’à l’influence de quelques personnes qui ne peuvent pascomprendrez t apprécier les vues de la société rationnelle (Consul-ter, pour ia vérité de ces divers faits , le général Jackson , le présidentl'an Jhiren, le comte Aberdeen, RI. Pakenham_, le général Santa-Annaet une foule d’autres).
11. Voyant que le gouvernement mexicain ne pouvait pas conduireà bien la question religieuse, dans les termes où il l’avait posée, etcomprenant que la situation du Mexique ne lui offrait pas des garan-
1 On pourrait remarquer dans ce document que 31. Owen ne dit jamais de niai,même des personnes qui lui sont hostiles, et qu’il ne regarde la malveillance quecomme une erreur, l.es personnes dont il veut parler ici sont le haut clergé quisiège à la chambre des lords.