IA SOCIÉTÉ UT I.K SOCUÙSME.
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clicz lui, ia sphère des devoirs directs : il accepte une hié-rarchie dans le travail ; hors du travail, il ne reconnaît plusni conducteurs ni maîtres. On a pu le voir, dans ce quitouche à la politique, désavouer ceux qui parlaient en sonnom et donner le spectacle d’une armée où les soldats dic-taient la loi aux généraux. L’ouvrier est ainsi fait, il exigetoujours plus qu’on ne peut lui accorder et dépasse le butoù l’on essaie de le conduire. Dans l'ordre industriel, cettejalousie, cette inquiétude se retrouvent. Là , plus le patro-nage est immédiat, plus il parait intolérable. L’ouvrier quis’est élevé au rang d’entrepreneur excite plus de rancunesque celui qui a toujours occupé cette position. Aussi a-t-onvu ces travailleurs parvenus repoussés par leurs anciens ca-marades quand il s’est agi d’organiser à Paris les conseils deprud’hommes, sorte de juridiction de famille chargée devider les différends entre les ouvriers et les maîtres.
Cette question est une de celles qui ont pu mettre en re-lief le caractère des ouvriers. Un homme sorti de leursrangs, un compositeur typographe, avait fait imprimerascs frais un petit livre où était débattue celte question desconseils des prud’hommes '. Les ouvriers, quand il s’agitd’eux, ont le tort de ne pas savoir limiter leurs préten-tions. Boyer s’était montré plus sage, quoiqu’il allât encoreau delà des concessions possibles. Il fut désavoué par lessiens, méconnu et délaissé; il n’a pas survécu à cette épreuve,il est mort le désespoir dans lame. L’organisation d’un con-seil des prud’hommes, même incomplète , était pourtantun bienfait. Les grandes villes industrielles de France,Lyon, Saint-Etienne, Rouen, Rheims et plusieurs autresjouissent depuis longtemps de celte institution qui n’a pré-
1 De t’Onjanisation du Travail par A, Boyer.