DES IDÉES ET DES SECTES COMMUNISTES.
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et surtout installées de manière à n’exciter, par la compa-raison des logements, aucune jalousie. Ce sera le souci etl’honneur des architectes de trouver un juste milieu entrele premier et les mansardes. Quant aux vêtements, l’égalitéet la simplicité en règlent la forme et la matière. On a descostumes de fête, des costumes de travail; on varie l’habil-lement selon les âges et les sexes, mais, hors de ces nuances,l’uniformité doit être absolue. L’État accorde tout à la salu-brité et au développement des organes ; il ne fait aucuneconcession à la vanité et à la coquetterie. La loi somptuaireest inflexible ; les femmes se révolteraient en vain.
Autre sujétion maintenant, autre peine en vue du bon-heur. Les mères tiennent à leurs enfants dans notre état decivilisation imparfaite ; elles aiment à les élever, à les voirgrandir. Les égaux n’admettent pas ces satisfactions domes-tiques ; l’Étal, s’applique celte tâche nouvelle : » La patrie,dit le manifeste, doit prendre le citoyen à sa naissance et nel’abandonner qu’à la mort. » Les enfants, dès le plus basâge, passent donc sous la tutelle du gouvernement. Leuréducation (le programme l’annonce) doit être nationale, com-mune, égale. Les deux sexes, placés dans des établissementsdistincts, deviennent l’objet de soins attentifs et assidus. Ledéveloppement physique n’est pas négligé; le pays a besoinsurtout de citoyens robustes et deciloyennes fécondes. L’en-scigneincnt porte plutôt sur les matières d’utilité pratiqueque sur celles d’instruction spéculative. Quant aux arts etaux lettres, les égaux ne les envisagent qu’avec défiance etsont bien près de les traiter en ennemis : « Ce qui n’est pascommunicable à tous, disent-ils, doit être sévèrement re-tranché. » La langue, l’histoire, la législation, les sciencesnaturelles, trouvent grâce auprès d’eux : ils couvrent mêmede leur tolérance la danse et la musique ; mais la phi-loso-