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ÉTUDES SUR 1.ES RÉFORMATEURS.
tions , dans quelles limites? Ou elle sera précaire , ou ellesera sérieuse. Précaire, elle offre les inconvénients de lacommunauté - , sérieuse, elle a tous les avantages de la pro-priété. Une possession bien assise, étendue, garantie, estune véritable emphyléose, un titre transmissible , sujet àdélégation, un droit réel et non un vague usufruit. Si ellen’a pas ce caractère, elle ne signifie rien. Vainement vou-drait-on concilier la possession paisible avec le maintien dudroit d’occuper. Ces deux faits s’excluent. On ne possèdepas réellement quand on se trouve placé sous la menaced’une éviction ; on ne sème pas sans savoir si l’on pourrarecueillir ; on n’améliore pas un champ dont on peut êtreexpulsé à toute heure. L’investiture doit donc être formellepour que la possession ne soit pas un leurre et le travailune déception. On retombe alors ou dans la communauté,ou , à peu de chose près, dans la propriété telle qu’elleexiste, avec sa double exploitation médiale et immédiate.Quoi qu’on fasse, on ne sortira pas de ce dilemme ; on netrouvera pas de mode intermédiaire, de juste milieu entrela communauté et la propriété. Ce que l’on ajoutera de so-lidité à la possession la rapprochera de la propriété, ce qu’onlui opposera d’entraves la ramènera vers la communauté.Tout régime neutre serait impuissant. La vertu essentielledu principe de la propriété est d’attacher à chaque parcelledu sol une volonté, une intelligence qui s’y intéressent. Lapossession garantie maintient ce mobile, la possession pré-caire l’anéantit. Le débat ne peut donc s’agiter qu’entre lagestion personnelle et la gestion universelle ; il faut recon-naître le droit de l’individu ou subir le droit de l’État.Entre ces deux situations, il n’y a de place que pour lesophisme.
Cependant il est une qualité que l’on ne saurait refuser