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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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DES IDÉES ET DES SECTES COMMUNISTES.

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à l'écrivain dont il vient d’être question, c’est la franchise.Il est net du moins, formel et catégorique ; il n’a pas l’airde rougir de sa croyance. Cet exemple devrait profiter àM. Pierre Leroux, qui n’a su ni résister ni céder aux ten-dances communistes. Attirant le problème social vers lesnuages qu’habile sa pensée, il a eu le soin de l’y maintenircouvert d’un voile et flottant pour ainsi dire. Personne nerecule mieux que lui devant une conclusion, ne la fuit plusrésolument. Son grand art est de ménager toutes les doc-trines et de leur échapper. La critique se trouve ainsi ré-duite à réfuter le néant, à discuter le vide. Sous le vernisd’une érudition indigeste, ou aperçoit le désir de paraîtremystérieux et profond, vague et réservé; on suit les fluc-tuations d’une pensée qui s’avance et se relire , donne ungage et le reprend, n’accepte ni ne repousse, ne veut nirompre ni se livrer. M. Pierre Leroux cite quelque part,d’après madame de Staël, une anecdote d’Arlequin quis’escamote lui-même et ne laisse, pour continuer la pièce,que sa robe et sa perruque. C’est là, plus qu’il ne se l’ima-gine , l’histoire de son esprit. On lui demande vainementun corps de système; il n’en livre que les apparences, levêtement.

Peut-être rst-ce un service à rendre à M. Pierre Lerouxque de l’aider à sortir du brouillard qui l’enveloppe. On nepeut pas éternellement se tenir entre ciel et terre, commela fabuleuse pierre du tombeau de Mahomet, et une heurearrive où il faut prendre quelque part un point d’appui. Au-tant qu’on peut l’entrevoir, il semble que M. Leroux neveuille pas être confondu avec les sectes communistes; ilfaut alors qu’il s’explique d’une manière plus formelle qu’ilne l’a fait jusqu’ici, il est vrai que, dans l’un de ses écrits ‘,1 lie'VHumainïV, p. 170.