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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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DES IDÉES ET DES SECTES COMMUNISTES. 113

absolues, est de droit strict, parce que l’univers est l'ohjetpossible de l'homme, l objet dont il est le sujet, il conti-nue 1 : « Toute division de la propriété qui constitue la pro-priété et pai conséquent l’homme à part delà communion avectout l’univers, est également immorale et produit nécessaire-ment l'immoralité et le mal. » Si ces mots ont quelque va-leur , ils signifient que la propriété ne doit pas être indivi-duelle, mais commune, et que le droit d’occuper ne peut seprescrire pour personne dans l’intérêt de la communicationde l’homme avec l’univers. En vain M. Pierre Leroux espère-t-il couvrir cette conclusion invincible par une subtile dis-tinction entre la propriété et la propriété caste; ce n’est làqu’une équivoque unie à une fausse acception de termes. Cespetits jeux de mots sont, du reste, familiers à M. Leroux ;il s’y plaît et en abuse. C’est ainsi qu’il a transporté le motde communion du monde spirituel dans le monde sensible,où son équivalent est communauté.

En vérité, il est difficile de comprendre pourquoi M. PierreLeroux s’évite ainsi lui-méme et recule devant ses propresidées. La discussion théorique de la communauté n’olTreaucun danger; on peut confesser le principe d’une manièreouverte,et chaque jour cela se fait librement, la consciencen’est pas enchaînée sur ce point, et il ne semble pas que lapersécution se soit attachée aux doctrines purement spécu-latives. Si ce droit, maintenu presque dans tous les temps,était sérieusement menacé, il n’est pas de plume indépen-dante qui ne fût prête à le défendre. D’où vient donc queM. Pierre Leroux cherche un système hybride entre la pro-priété et la communauté ? D’où vient qu’il nie l’une sansaffirmer l’autre? Dans un écrit plus récent, il n’accepte

' De l'Humanité |j. tüü.