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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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ÉTUDES suit LES RÉFORMATEURS.

îe communisme que comme un état de transition, utile,non pour fonder, mais pour détruire. L’humanité est des-tinée, assure-t-il, à le traverser dans l’ordre social, commeelle traversa le panthéisme dans l’ordre religieux.Qu’cst-ccàdire? La communauté ne serait qu’un fléau, mais un fléaunécessaire? Quoi ! les sociétés n’auraient marché dans desvoies meilleures que pour voir leurs éléments se disperserau souffle du premier paradoxe ! On ne pourrait aspirer àune civilisation plus parfaite qu’en retombant dans les misèresde la barbarie , et les créations futures ne s’élèveraient quesur les débris des institutions actuelles ! Est-ce là ce queprévoit M. Leroux? Cette théorie des évolutions de l’huma-nité nous semblerait bien peu scientifique et encore moinsreligieuse. Elle supposerait une Providence capricieuse, seplaisant dans le spectacle d'efforts sans résultat et d’entre-prises sans issue. La conscience se refuse à admettre, dansl’ordre des destinées, un jeu pareil cl cette alternativefatale. Mieux vaut croire à la perfectibilité lente et graduelledes sociétés. C’est un système qui naguère a eu des défen-seurs ardents; peut-être l’ont-il abandonné pour un autre.Il s’appelait alors le progrès continu ; aujourd’hui il achangé de nom, à ce qu’il semble : il est devenu le progrèsintermittent.

Si M. Pierre Leroux veut être pris pour un écrivain sé-rieux, il est temps qu’il sorte du cercle de ses hésitations etde ses inconséquences. Il prétend qu’après le communismesc réalisera la vraie doctrine de Pégalité , et que cetteréalisation sera le produit d’un principe supérieur. Qu’ildaigne donc descendre sur notre globe, ce principe mer-veilleux; qu’il dise ce qu’il est, quel bien il doit faire, quelmal il peut empêcher. Si ce principe n’est pas celui deSaint-Simon et de Fourier, qui admettent une répalition