DES IDÉES ET DES SECTES COMMUNISTES.
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l’homme, qu’on ait contesté son mérite dans le bien, saresponsabilité dans le mal. C’était une conséquence rigou-reuse de la réhabilitation de l’instinct, du rôle supérieurqu’on lui assignait. Dans les choses sensibles, l’èlrc se trouveen effet assujetti à une impulsion qu’il ne peut pas toujoursvaincre et dominer; il obéit au ressort qui le fait mouvoir.Une détermination libre ne se concilie qu'avec un but horsde la vie et une force pour l’atteindre. L’aspiration del’homme vers l’infini et sa puissance sur le fini se confondentainsi en une seule faculté qui lui sert à se conduire ici-basen portant sa vue ailleurs. Hors de ce mobile, il n’y a plusque servitude aux exigences des sens, et, dans ce cas, ilimporte de régler avant tout le gouvernement de la matière.C’est ce que font les apôtres de la communauté , au risqued’exciter dçs désirs qu’ils ne pourront pas combler, de dé-chaîner des passions qu’ils ne pourront pas satisfaire. Leuridéal se résume donc dans un naturalisme où la fatalité tientune grande place, et qui les rattache à l’enfance des idéesreligieuses et philosophiques.
Sur ce terrain , il est évident qu’ils devaient rencontrerl égalité absolue comme mobile social. Toutes les erreurss’enchaînent. Si l’horizon de l’homme est limité au bonheurterrestre, si le sacrifice et le dévouement sont sans valeurcomme sans but, il s’ensuit qu’en l’absence de toute com-pensation future, il faut poursuivre un équilibre immédiat,promener sur les existences un implacable niveau, et réduire,les plus hautes aux proportions des plus petites. Ici pourtantla loi naturelle condamne formellement ceux qui tout àl’heure s’en faisaient un appui. L’égalité absolue est si incom-patible avec la destinée sociale et les relations des êtres, que,même abstraitement, les communistes les plus^ngéuioux;n'eu ont pu avoir la conception complète. Dans aucun.des