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ÉTUDES SUR I.KS RÉFORMATEURS*
ment, et au bout de ce laps de temps la plus grande partiede la fortune nationale aura disparu, la consommation dé-vorant des produits qui ne seraient pas remplacés. Sans sup-poser une interruption aussi complète, toute diminutiond’aclivilc provoquera une diminution correspondante de ri-chesse. La clef du problème économique est donc dans lerégime qui assure au travail un stimulant énergique et di-rect. C’est ce que la propriété individuelle réalise, et ce quela communauté ne réalisera jamais. On connaît la fable dela poule aux oeufs d’or; c’est l’histoire de la propriété. Ellen’est féconde que parce qu’on ne porte pas sur elle une mainimpie. Ceux qui l’immoleraient pour lui dérober un trésormystérieux n’y trouveraient que la misère. A quoi tient lapuissance du travail ? A la faculté de disposer pleinementet librement de ses fruits. De là cette vigilance qui n’a pasde trêve, celte ardeur qui ne connaît pas de repos ; de làcet aiguillon de la concurrence, précieux instrument en butteaujourd’hui à des déclamations fort peu sensées. Que l’onsubstitue le mobile indirect au mobile direct, qu’on enlèveles fruits du travail au travailleur pour les attribuer à lacommunauté, à l’instant même le résultat se modifie. Onaura voulu une mer sans tempêtes, on aura une mer sansbrises, avec la détresse et la faim à l’horizon.
Une autre prétention non moins singulière, au point devue économique, et que le communisme place en premièreligne, c’est celle d’investir le gouvernement de toutes lesfonctions jusqu’ici réservées aux individus. Dans ce système,c’est l’État qui fait tout, qui pourvoit à tous les besoins,règle toutes les jouissances. L’État tient, qu’on nous per-mette celte expression, une table d’hôte immense ; il traitel’administration publique comme une sorte de société encommandite. Ce sont là des folies qui ne soutiennent pas