DES IDÉES ET DES SECTES COMMUNISTES.
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l’examen : malheureusement, dans bien des cas on y cède,on y obéit. Ainsi la tendance actuellement très-prononcéede concentrer le plus d’affaires possible entre les mains dugouvernement, de lui attribuer les rôles d’entrepreneur dechemins de fer, d’administrateurs des canaux, de directeursdes transports à vapeur, est une concession faite à cette soifd’accaparement, qui, en beaucoup de choses, nous préparedes mécomptes infinis. Ces services seraient bien faits, etc’est un point au moins douteux, qu’il en résulterait encoreun dommage pour l'ensemble des intérêts nationaux. Par-tout où l’Étal s’attribue une action exclusive, il n’y a plusde place pour l’activité particulière : vis-à-vis de lui pas deconcurrence possible. Quant peu à peu l’esprit d’entreprisess’est éteint chez les individus, chassés de position en posi-tion, il ne reste plus que le génie officiel pour aviser à toutet pour tout faire. On tombe alors dans un monopole uni-versel qui voue les nations à une sorte d’indolence contem-plative.
On le voit, par aucun côté, le communisme n’a de valeur,même superficielle ; il est sans consistance et par conséquentsans danger. C’est donc à tort que l’on a pris dernièrementl’alarme : le communisme ne méritait pas cet honneur. Lapropriété, cela a été dit souvent, ne court aucun risque enFrance, où elle s’appuie sur dix millions de cotes foncières.Plus elle s’avance dans les temps, plus elle se ménage desoutiens : la loi civile assure son règne, et les habitudes luigarantissent une longue sécurité. Même aux époques lesplus troublées de notre histoire, elle a maintenu son dra-peau au-dessus des passions des partis. Elle s’est montréeforte à l’état de privilège; qu’on juge de ce quelle doit êtresous l’empire du droit commun ! Aujourd’hui elle a autourd’elle, comme rempart, la famille innombrable deé petits