LES CHAltTlSTES.
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misère légale était doDc vétilleuse et procédurière; elleusait de part et d’autre de misérables chicanes. C’était àla fois un scandale social et une erreur économique.
Avec cette fixité qui caractérise les institutions anglaises,les choses n’en durèrent pas moins sur ce pied pendantprès de trois siècles. Le paupérisme inonda la Grande-Bre-tagne d’une légion de pauvres. En 1776, sur la motion deGilbert, le parlement ordonna une enquête à la suite de la-quelle il fut établi que la taxe s’élevait à dix-sept cent millelivres sterling pour toutes les paroisses du royaume. A vingt-cinq ans de là, cette somme avait plus que doublé; en 1801,le paupérisme coûtait à l’Angleterre quatre millions de li-vres sterling sur une population de neuf millions d’àmcs ;en 1818, huit millions de livres sterling sur douze millionsd’àmcs ; en 1855, huit millions cinq cent mille livres ster-ling pour quatorze millions d’àmcs. Le tout pour l’Angle-terre seule et sans que l’Ecosse et l’Irlande y fussent com-prises. Ces huit millions et demi de livres sterling, formantau delà de deux cents millions de francs, étaient distribuésentre treize cent mille pauvres, ce qui donnait une propor-tion d’un pauvre par chaque sept habitants.
Les choses en étaient là quand le gouvernement ouvritles yeux. Malgré les respect pour des vieilles lois et des tra-ditions consacrées, il comprit qu’un pareil abus, s’il n'étaitextirpé ou contenu, dévorerait l’Angleterre. Évidemment lepaupérisme devenait une profession et constituait la pireespèce d’oisifs, des oisifs misérables. Dans une paroissede Sunderland, sur dix-sept mille habitants, on comptaiten 1831 quatorze mille pauvres. Aussi la taxe étaiGelle de-venue fçrt onéreuse, et il arrivait fréquemment quç gçjur.spufqgey, tes .indigents, on . cn créait. d’aul^ps^^iydtiQCurgent diviser. kgouvernempnt s’y décida,en i;834.:,Par