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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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LES ClUETISTES.

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! rieurê a dû s’en aggraver, et cette masse flottante de pau-

j vres, subitement délaissée par les paroisses, pèsera long-

j temps sur l’économie sociale et industrielle de l’Angleterre,

j II est impossible, en effet, que les conditions du travail1 n’aient pas été profondément atteintes par celte modifica-

i tion du paupérisme. Les cent millions que la charité légale

! ne fournit plus, il faut qu’aujourd’hui le pauvre les trouve

| dans le salaire. Le premier résultat de la réforme a donc

; été de rejeter vers les ateliers cette population naguère à

demi-oisive. Coïncidant avec l’amoindrissement des débou-; ebés extérieurs, celte irruption a dû contribuer à fairenaître ce malaise qui trouble depuis quelque temps les dis-tricts manufacturiers de l’Angleterre. Avec moins de sévéritédans le régime des ivork-houses , peut-être aurait-on évitéune partie de ces froissements et ménagé la transition entrele paupérisme d’autrefois, paternel jusqu’à l’absurde, et lerégime actuel, sombre au point d’éloigner les malheureux.

C’est du milieu de ces complications que s’est élevé lechartisme, premier et afl’rayant symptôme d’une décadencemanufacturière en Angleterre. Tant que le système indus-triel a marché dans des voies prospères, aucune agitationn’est venue troubler celte fortune et faire diversion à cétlcsuite de conquêtes ; mais , au premier embarras, il a été"facile de reconnaître les écueils d’un pareil régime. Des-servir les besoins du globe entier est une gloire qui n’est passans périls, et quand on a dressé des populations pour untravail gigantesque, il faut leur donner de l’aliment souspeine d’en être dévoré. Certes, il a été facile à la manufac-ture d’attirer à elle, par l’appàl de salaires élevés, les gensde la campagne ; il lui serait moins aisé de rendre aux tra-vaux agricoles les ouvriers qu’elle eu a détournés. Quand'dn'envisage de sang-froid cette question, tout ÿ paraît C'oiffu's"