158
ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
ham,je n’ai pas cel honneur. » La grande dame fut enchan-tée de cette réponse d’un cavalier de six ans, et depuis lorsBentham fut souvent invité aux fêtes et aux réunions inti-mes de cette maison seigneuriale.
Le jeune Bentham semble avoir eu de grands succès àOxford dans la versification latine. Dès l’âge de huit ans ilmaniait le dactyle etlespoudée, et ne laissait échapperaucune occasion de mettre en évidence scs facultés poé-tiques. Ses mémoires sont remplis de spécimens en cegenre, depuis le sévère hexamètre jusqu’au distique fami-lier, sans compter les strophes de rhythmes variés. Voici,entre autres, deux vers où il semble s’interroger lui-mêmesur son aptitude :
VELIS 1D Ql'OD TOSSIS.
Non facerc ipse queo tetrasthica ; disticha possum :
Accipe quod possum ; quod nequeo , silcas.
Avec des habitudes moins régulières, Bentham auraitsans doute sacrifié ces compositions juvéniles, qui ne dé-passent pas la mesure d’une intelligence ordinaire ; il eûtsurtout supprimé des vers notoirement faux comme lesuivant :
Terribilis visu, liquidumque per aéra vol ans.
Mais Bentham semble avoir religieusement conservé jus-qu’à ses derniers jours tout ce qu’il avait pu écrire dans salongue vie, c’est-à-dire pendant près de quatre-vingts ans.Les souvenirs de collège figurent dans cette collection pourcent ou cent vingt fragments latins ou grecs. La pièce faplus importante est une ode latine sur la mort deGeorgesII etl’fiy^npjpent de Georges III, Voici comment elle se termine :
TOiJiaoquj Nil Georgii non perdirent irianus,
: r iu*'fns ooôr . ttedditque.fessis Marte diutino lue