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ÉTCDES 6UB LES RÉFORMATEURS.
sion que l’usage d’une chose. Quand un objet a divers em-plois , les uns bons, les autres mauvais , ce n’est pas endonnant à ces derniers le nom d’abus qu’on parviendra àinvalider le droit d’y recourir. L’abus est un mauvais moyen;mais c’est un moyen légitime , aussi légitime que l’usage.Quel que soit l’objet, l’abus est la conséquence forcée del’usage ; quel que soit l’objet, il faut tenir compte des effetsmauvais ou bons, sans attribuer à ces derniers plus de va-leur intrinsèque qu’aux autres. Le vrai mérite du penseurest de ne pas laisser fléchir son opinion sur ce point; maiss’il y a une disliuction à faire dans ces deux droits, c’estprincipalement la nécessité de mettre' eu relief celui quel'on peut le plus facilcmeul méconnaître.
« Il ne faut pas juger une institution sur les abus quelleentraîne, car les abus comme les bienfaits d’une institutionen font partie intégrante et servent à en fixer le véritablecaractère. »
Préjugés en faveur de Vantiquité.
<x II est à remarquer que les personnes les plus disposéesà exalter la sagesse des anciens au préjudice de la sagessedes modernes sont aussi celles qui proclament le plus hautla supériorité des hommes âgés sur les jeunes hommes. Cequi semble, en ceci, les influencer, c’est une confusion demots; car s’il est des motifs qui peuvent être invoqués pourprouver la prééminence des vieillards sur les adolescents,ces mêmes motifs militent pour la prééminence des tempsmodernes sur les temps anciens. Ces motifs ont même,dans ce dernier cas, une valeur plus grande; ear la décré-pitude, appliquée aux personnes, est réelle; appliquée autpmp^, ( ellc est imaginaire. L’homme, tout en à'cquérnht del’expérience, perd souvent les facultés qiiHéh doublent le