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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
de temps après, et devint le dispensateur de toutes les grâceset le centre de toutes les ambitions. Les célébrités de cerègne se donnaient rendez-vous â Bowood. On y voyaitCamden le jurisconsulte célèbre et Dunning son collabora-?teur ; Bankes près de Jekyll, et Barré près de Chatham,sans compter une foule de noms de grande famille, quoiqueplus obscurs. Le jeune William Pitt y venait aussi cl affec-tait déjà ces airs sombres et réservés qui devaient le suivredans sa grande et brillante fortune : on eût dit qu’il y pré-parait ces vastes plans d’ambition personnelle dans lesquelsil engagea l’honneur et les richesses de la Grande-Bretagne.C’est une circonstance pleine d’intérêt que celle ren-contre, au début même de leur carrière, entre deux espritsqui devaient envisager la politique sous un aspect si diffé-rent. Il y a quelques années encore, il eût semblé puérilde demander lequel de ces deux hommes a exercé le plusd’influence sur les tendances du siècle. Alors l’un u’étaitconsidéré que comme un rêveur solitaire, tandis que l’autreétait le hardi pilote qui avait sauvé du naufrage le vaisseaudo. l’État. Aujourd’hui on dirait qu’un retour d’opinioncommence à se faire sentir. L’auréole qui entourait le nomillustré par la lutte continentale a déjà pâli ; on comprendque les événements auxquels il se lie sont une exceptiondans la vie d’un peuple, et que tendre à ce point les res-sorts d’une nationalité, c’est les affaiblir pour longtemps.En revanche, il n’est point de jour où l’on ne sente mieuxle prix des savantes études sur la législation dans lesquellesles pouvoirs publics vont puiser les éléments des plus pré-cieuses, des plus fécondes réformes.
Bowood était le siège d’une hospitalité princière et ma-gnifique , et cette hospitalité s’exerçait indistinctement àl’égard de tous ceux qui étaient admis dans eette résidence.