Les conviés qui n’avalent même pas un logis h eux ÿ jouis-saient de tous les honneurs, de tous les raffinements de lai vie d’un palais. La classe que , dans la haute aristocratie,
I on a qualifiée d’aventuriers politiques et littéraires, voyait; s’ouvrir les salons de Bovvood pendant que les portes desautres châteaux lui étaient fermées. Là se rencontrèrentRomilly et Étienne Dumont de Genève, qui devait être à lafois l’éditeur et le traducteur de Bentham. Dumont avaittrouvé chez lord Lansdowne un asile et du pain : il étaitalors bibliothécaire du marquis. Dans les mémoires deFranklin, de Priestley, de Linguet, de Morellet, on retrouveçà et là des réminiscences d'un séjour à Bowood ; la rivièreanimée par des chutes d’eau, les arbres séculaires du pare;les tableaux, la bibliothèque, les voitures et les chevaux deprix que le lord mettait à la disposition de ses hôtes. Qui-conque venait à Bowood et avait en lui le sentiment de cequi est bon ou de ce qui est grand, était non-seulement lecommensal de lord Lansdowne, mais encore son ami. Ondevine que ces relations devaient avoir un autre avantage.Le voisinage d’un premier ministre n’est jamais stérile pourles personnes qui l’approchent. Une conformité d'idées-; deconvictions politiques naît de celte intimité, et il est asseznaturel que, dans la vie publique, l’homme d’État aime às’entourer de ceux qu’il a pu connaître dans la vie privée.Le marquis de Lansdowne avait, comme un autre, sa petitephalange de créatures. Tous ceux qu’il avait distingués no-taient pas sans douto des hommes supérieurs, mais 1 ils n’enmontraient que plus dé zèle à justifier les faveurs dont ilsétaient l’objet : 1
Non ha’bai'ingeiuuni ; César sed jussit, habebo.
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Bentham seul- ne put fournir la premtode oe geiirs; dé!