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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
des négociations diplomatiques à la cour de Copenhaguedans le même sens et presque dans les mêmes termes. Cettecoïncidence trahit la main de George III, et le nom du col-laborateur de la gazette allemande ne fut plus dès lors unmystère. Bentham en eut connaissance un des premiers, etle nom et le rang du publiciste, loin de l’intimider, le dé-terminèrent peut-être à engager une polémique dans laquelleil prit la tbèse opposée à celle du roi. Dans une série delettres signées Anti-Machiavel , et adressées au Public Ad-verliser , il se livra à de brillants aperçus sur la politique descours du Nord et. détruisit de fond en comble la théorie deson adversaire. Piqué au jeu, le roi se défendit dans lafeuille anglaise ; mais Bentham, excité par celte résistancemême, couronna le débat par une réplique triomphante, oùil regrettait, ce sont ses expressions, la force qu’il lui fallaitemployer pour écraser des insectes. On devine quel ressen-timent un semblable langage dut laisser dans l’esprit du roi.Quoique Bentham eût gardé l’anonyme, il fut trahi par l’o-riginalité de son style et de sa pensée. Pressé par quelquesamis, il avoua naïvement le fait, et la chose parvint promp-tement aux oreilles de George III. ■> Depuis lors, dit Bent-ham, ce fut entre nous une guerre à mort. Mon frère avaitla parole de l’amirauté pour l’exécution d’un ensemble detravaux, le roi fit rciircr la parole donnée. A la suite delongues discussions , mon panopticon , ou plan de réformepénitentiaire, avait obtenu l’adhésion du parlement ; le roieut la puissance d’annuler le bénéfice de ce vote solennel :if mit Son veto sur le projet. Pour faire éprouver sa colère àud'écrivain, il ajourna ainsi une réforme qui intéressait lamhralitèet la sécurité du royaume. ■
'■ Ce ; projetd’un puuoptieon semble avoir vétôl’idée fixe deBentham-. • ■L’wgatfisalïow qu’il avait -imaginée ressemble