LES HüMANITAIBES.
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point agresseur, il est dans la vie d’un peuple des momentsoù il ne peut, sans déchoir, manquer au souci de son hon-neur et au soin de sa défense.
Le tort des tendances des écrivains qui prennent le nomd’humanitaires est précisément d’affaiblir l’esprit de nationa-lité et d’amortir dans les cœurs le plus noble des senti-ments, l’amour de la patrie. En exagérant la pensée del’abbé de Saint-Pierre, ils en ont changé le caractère inno-cent et calme. Au lieu d’un accord c’est une abdicationqu’ils poursuivent. Quand on feuillette l’histoire, il est aiséde voir que le dévouement au pays, les services et l’honneurmilitaires y occupent une grande place, et qu’à côté d’in-couvénieuts réels la vie militante offre d’incontestablesavantages. C’est elle en effet qui donne du ressort aux ca-ractères, affermit les courages, excite le désintéressement.Les humanitaires supprimeraient tout cela, et Dieu sait cequ’il arriverait à un peuple qui, à tous les mobiles fiers etgénéreux d’autrefois, substituerait le calcul poussé jusqu’àla faiblesse, la modération poussé jusqu’au déshonneur.
Telles sont, dans l’ensemble, les idées des humanitairesqui relèvent de la politique. On voit qu’elles sont; préciseset catégoriques. Il n’en est pas de même de la secondeclasse d’humanitaires, c’est-à-dire de celle qui, par la formeet le mouvement des doctrines, se rattache plutôt à la phi-losophie. Ici, l’on entre dans des régions nébuleuses, ouquelques jalons à peine peuvent vous servir de guides. Leplus saillant de tous est un document émané du chef pré-sumé de cette école *. Il peut servir à constater où en sontleschoses.
Avant tout examen, une réflexion se présente- Si pesièele
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'•Oel’humaitanj par.U. Pi^iraftèrcmi. :*;il oïl?'’oqTî