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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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CONCLUSION»

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portait que sur un détail, et l’Église dirigeait ses forcesvers le point menacé. C’était un siège en règle; aujourd’huic’est une attaque ténébreuse. Certes, la religion eut àsubir de rudes assauts de la part des moines du moyen âge etdes philosophes du siècle dernier ; ils employèrent, pour laréduire, deux armes terribles, la déclamation et le sarcasme.Ces armes du moins étaient loyales. Ce qui ne l’est pas, c’estd’être avec elle et contre elle, de l’accepter et de la nier, dela couvrir à la fois d’encens et d’outrages, d’exalter sonprincipe et de l’anéantir, de la reconnaître emphatiquementà la condition d’en altérer l’essence. Voilà ce qui n’est plusla guerre, mais la trahison. Singulier respect que celui quiconduit à une destruction complète ! Étranges hymnes queceux où se mêle un glas funèbre ! Parmi ces sectaires, lesplus religieux ne parlaient de rien moins que de bouleverserde fond en comble le culte et le rite, la croyance et le sa-cerdoce, et de s’attribuer une papauté sans contrôle et sanslimt es.

Projets ridicules, dira-t-on, rêves insensés ! Oui, ridicu-les, insensés, mais funestes ! C’est déjà un péril que desquestions soient posées ainsi. Où l’on croit les combattreseulement, souvent on s’y abandonne. La discussion s’enempreint; le langage aussi. Laissez faire le temps et bien-tôt les mêmes idées reparaîtront sous une forme plus adou-cie, moins absolue. On parlera comme d’une chose natu-relle de l’alliance de la philosophie et de la religion, ondressera les conditions d’une trêve entre les hommes que lafoi inspire et ceux qui s’appuient sur le libre examen. Leclergé même, à son insu, cédera à cette impulsion; il quit-tera les retranchements où est sa force, où est sa grandeur ;il descendra en rase campagne, sur un terrain nouveau,pleiu d’embûches pour lui. Il dépouillera cette vieille ar-