ÉTUDES SUE LES RÉFORMATEURS.
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l’Angleterre. Ce fut à Paris qu’il composa le meilleur de scsouvrages, De cive; ce qui n’empêcha pas de le remplir dediatribes contre le catholicisme. Dans le Leviathan , ces at-taques sont poussées plus loin encore : le sarcasme y est.prodigué à pleines mains. Aussi le clergé français s’émut-ilde cette guerre qu’on venait allumer sur son propre théâtre,au mépris des devoirs de l’hospitalité. Il parvint à faire ex-pulser Hobbes, qui se trouva alors sous le coup d’un doubleostracisme, et fut obligé de se tenir, pendant plusieursannées, caché dans les terres de son élève. Cette vie erranteet persécutée explique beaucoup d’assertions du philosophe,et trahit le'sentiment dont il s’inspira pour juger les socié-tés*; Cependant l’avcnement de Charles II lui rendit quel-que repos. Ce prince avait connu Ilohbes à Paris, où ilreènt même de lui quelques leçons de mathématiques.L'accueil qu’il fit au savant fut des plus gracieux: il lui accordaplusieurs audiences, et lui assura une pension sur sa cas-sette: Hobbes n’aimait pas les courtisans; mais il savait lesméiiagfer. « Il est permis de se servir de mauvais instru-* nients, avait-il coutume de dire, pour se faire du bien. -Quelqu’un le plaisantait un jour sur celte tolérance, ets’étonnait qu’elle fût compatible avec la philosophie hu-moriste dont il était le propagateur, a Si l’on me jetait dans» Un puits 1 , répliqua Hobbes, et que le diable me présentât» son pied fourchu pour en sortir, je le saisirais à l’instant» même; » Hobbes était donc un homme d’esprit plutôtqu’un cénséur morose, et il est à croire qu’il n’avait pas laconvicïitfii'complété'du système auquel il voua sa plume.La thèse lui parut belle, et il l’adopta. Celte gymnastiquedu raisonnement n’était pas étrangère aux compositionsd’alors,i.et, dans le siècle dernier, Jean-Jacques Rousseaului dut une partie de sa célébrité. Prendre une idée abso-