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ÉTUDES SUE LES nÉFOIlM,VTEURS.
d’une égalité politique fortement garantie. Un petit nombrede devises et d’axiomes suffit pour le rendre parfaitementheureux : il est vrai que ces devises sont d’un prix incsli-mable. Ainsi, Harrington pose ce principe, qu’un État réflé-chit dans sa situation intérieure la condition de la propriété,suivant qu’elle repose sur un seul détenteur, ou sur le pluspetit nombre, ou sur le plus grand nombre. Toland ‘ affirmeque c’est là une découverte aussi noble et aussi féconde quecelle de la circulation du sang, de l’imprimerie, de la poudre
' Ce Tolnnd est l'un des esprits les plus bizarres de ce temps : il sefit remarquer par un scepticisme effronté, par des débauches scan-daleuses et une prodigalité folle. Il fut éditeur des œuvres de JacquesHarrington et y ajouta ses propres rêveries. Catholique irlandais, ilpassa au protestantisme, et, comme gages de son apostasie, écrivitdes libelles contre la religion romaine. Par une dernière singularité,il se composa lui-méine l’épitaphe suivante , aussi ambitieuse quemensongère :
H S. E.
JOiKSIÎS TOI.\>'Di;S.
Qui in Iliberniâ propè Dcriam natus,In Scotiâ et Iliberniâ studuit,
Qnod Oxonii quoque fecit adolesccns ,Atqiie,Germaniâ plusscmel petilâ,Virilcm cirea Londiimm peregit ætatem.Omnium litlcrarum cxeultorEt linguarum plus decem sciens.
Veritatis propugnator,Liberlalis asserlor,
Nullius aulcin seclator aut clientNcc minis,nec midis est inflexus,Quin quam elegit \iam perageret,Ulili honestum anlefereus.Spirilus cum adherco pâtreA quo prodiit oliin, conjnngitur.Ipsc vei'6 æternum est rosurrecturus ,At idem fulurus Tolundus nunquam.TValns tiov. 30.
Giclera ex scriplis petc.