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ÉTUDES SUB LES lïÉl'OKMATEUnS.
hier chassé de taillis et taillis. Enfla, les limiers du Pro-tecteur parvinrent à s’en saisir, après l’avoir ainsi traquéd’une presse à l’autre, et, triomphants, ils l’apportèrentencore humide sur la table de White-IIall.
Toutes les sollicitations, toutes les instances de Harringtonpour désarmer ses censeurs et sauver son ouvrage lurentd’abord infructueuses. En désespoir de cause, il eut recoursà un expédient singulier. Lady Claypole, la fille du Protec-teur, s’étudiait à paraître extrêmement gracieuse, et pre-nait volontiers des airs de princesse. Harrington résolut detirer parti de ce travers : quoique sans relations avec elle,il lui fit demander une audience. Introduit dans l’anti-chambre, il attendait le moment où il serait admis, quandla fille de lady Claypole traversa celte pièce et attira souattention. A l’instant, une idée lui traversa l’espsit : il pritla jeune enfant dans ses bras, et entrant dans la chambreoù se tenait la mère, il déclara qu’il allait immoler l’inno-cente victime à sa vengeance personnelle.
«Quelle injure vous a-t-on faite ici? dit alors lady Claypole.
— Aucune, madame, répliqua Harrington; mais votrepère m’a ravi mon enfant, et vous n’avez pas intercédé pourqu’il me fût rendu. »
Cette allusion à son livre avait le tort de sentir un peule madrigal, mais il ne fallait pas à la fille de Cromwell desplaisanteries plus raffinées. Elle comprit celle de Harrington,et s’y associa gaiment. L’auteur de YOceana était d’ailleursun élégant cavalier, et les hommes distingués étaient raresà la cour du Protecteur. Aussi la princesse du nouveau ré-gime se montra-t-elle sur-le-champ sensible à l’élégance desmanières, à la grâce, à l’esprit du solliciteur, élevé à l’écolede l’ancienne cour.
" Etes-vous bien sûr, dit-elle , que votre livre ne ren-