HOBBES ET HAUHINGTON.
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concourt à la confection des lois. De la découle, ajoute-l il,la démocratie, et hors de la démocratie il n’y a point de vé-ritable liberté. »
Lord Lauderdale, qui jusque-là avait tranquillement1 écoulé le prévenu, commença à manifester quelque impa-i lience; Harrington poursuivit :
| « Je dis qu’Aristote parlait ainsi ; je n’ai pas été aussi
j hardi que lui. Et sous quel prince vivait-il? N’était-ce pas sous; Alexandre, le plus grand monarque du monde? Alexandre! envoya-t-il Aristote au supplice, l’inquiéta-t-il seulement? »D’Aristote, Harrington passe à Tilc-Live, qui écrivitsous César, et au républicain Machiavel, qui écrivit sousMédicis. Il continue la même démonstration, et prouve quela persécution ne s’attacha ni à leurs ouvrages ni à leurspersonnes; puis il ajoute :
« J’ai écrit, milord, sous un usurpateur, sous Cromwell.Quand il monta sur le trône, ses officiers accueillirent sonélévation avec des murmures et prononcèrent le nom derépublique. Il leur dit qu’il ignorait ce que signifiait ce mot,mais qu’il ne demandait pas mieux qu’on lui en fit con-naître la valeur et les applications, et qu’une fois convaincude l’efficacité d’un semblable régime, il prouverait que danssa conduite il n’avait jamais songé à lui-même, mais seule-ment, et il prenait Dieu à témoin, au triomphe de la bonnecause. Là-dessus quelques hommes éclairés pensèrent que siquelqu’un en Angleterre pouvait montrer ce qu’est une ré-publique, c était moi. Ils me pressèrent, j’écrivis. Quandj’eus écrit, Cromwell n’osa plus renouveler sa réponse à sesofficiers. Je n’ai donc rien publié contre le gouvernement.Si j’avais enfreint la loi, Cromwell m’aurait puni; monœuvre est donc innocente. Après Cromwell, le parlementprétendit s’ètrc constitué en république ; je lui dis et lui