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Tome premier.
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DISCOURS

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étudiées, sentent qu’on ne peut espérer que d’ellesla solution précise de questions qui, au premiercoup d’œil , y paraissaient absolument étrangères,et sont frappés de ces applications inattendues quise présentent à eux. dans le cours de leurs médita-tions. Aussi nous pourrions citer des hommes illus-tres dans l’administration, dans la magistrature, dansles lettres, dans la philosophie, qui, après avoiréprouvé ce besoin, ou n’ont pas dédaigné de se li-vrer à cette élude au milieu de leurs travaux et deleur gloire, ou ont regretté de n’avoir pu s’y livrer.Il est enfin plusieurs théories mathématiques, commecelle du système du monde, celle des lois des corpssonores, celle du calcul des probabilités, qui ont,pour presque tous ceux qui cultivent leur esprit, unintérêt de curiosité, et peuvent même être regardéescomme des parties de la philosophie générale.

Des princes, assez éclairés pour sentir combien ilétait utile dans leurs Etals d’arracher le peuple àl’ignorance, presque partout son fléau le plus cruel,ont établi, dans plusieurs villes d’Allemagne, deschaires où l’on enseigne aux artisans les parties desmathématiques qui peuvent leur être utiles.

L’objet de cette institution n’est pas de former dessavants, mais de donner, à des hommes qui ne peu-vent l’être, la possibilité d’employer les parties dessciences qui leur sont d’une utilité plus immédiate,et de leur faire connaître des principes simples, maiscertains, qui les préservent des erreurs dans les-quelles leur propre imagination ou les prestiges descharlatans pourraient les faire tomber.