DISCOURS
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per à ce malheur, qu’une connaissance élémentaireet une habitude légère des sciences exactes.
De combien de vains systèmes cette étude, si elleétait plus répandue, n’eùt-elle pas arrêté le progrèstoujours nuisible à celui des connaissances réelles. Cescolosses si brillants ont souvent des pieds d’argile, et ilne faut qu’un peu de géométrie pour briser cette basefragile. Combien de fois n’a-t-on pas vu des hommesd’un sens droit être la dupe de calculs fondés surdes suppositions faites au hasard, regarder ces ré-sultats comme démontrés, parce qu’ils les voyaientécrits en chiffres, et adopter sur la foi de ces cal-culs des opinions fausses ou.dangereuses.
Nous avons cru enfin trouver dans ces étudesune autre espèce d’utilité. Il est dans l’éducationune époque dont on ne sent pas assez toute l’impor-tance. C’est l’époque (et souvent elle n’est pas très-reculée) à laquelle les enfants s’aperçoivent qu’ilssavent ou qu’on veut leur apprendre des choses queleurs parents ignorent. L’effet nécessaire de cetteobservation est, ou de les dégoûter de l’étude, oud’affaiblir leur respect pour leurs parents. Il seraitfacile de trouver d’excellentes raisons pour détruirecette impression dans un jeune homme dont l’espritserait formé ; mais je n’en connais pas de bonnespour un enfant. Ce serait, par exemple, un grandinconvénient dans sa première éducation, si, venantà s’apercevoir qu’il est plus instruit que sa mère, ils’imaginait qu’il peut se dispenser d’étudier, ou qu’iln’a plus de leçons à recevoir d’elle. Lui dira-t-onque les connaissances qu’on cherche à lui donner ne