49° discours sur l’astronomie
ciel, détruisait à la fois les chimères anciennes desécoles et les chimères du cartésianisme, que la moi-tié de l’Europe craignait encore d’admettre commedes vérités trop nouvelles. L’autre, en paraissant necombattre qu’une terreur populaire, a eu l’art defrapper du même coup toutes les têtes alors si nom-breuses de cette hydre des préjugés, qui n’a cesséde dévorer des hommes depuis des temps même an-térieurs à ceux où commence pour nous leur his-toire (i).
Newton appliqua ensuite son principe au mouve-ment des astres, en ayant égard à leur attraction mu-tuelle, au changement qui en résulte dans leurs orbi-tes ; aux effets que doit produire l’attraction inégale dusoleil et de la lune sur le fluide qui recouvre notreglobe, c’est-à-dire, aux phénomènes des marées; auxlois de l’équilibre des corps mobiles placés sur unglobe qui est animé en même temps d’un mouvementde rotation, c’est-à-dire à la figure de la terre et à ladurée des vibrations d’un pendule aux différentes la-titudes; enfin aux irrégularités de ce mouvement derotation , lorsque les forces attractives ne s’exercentpas sur un astre d’une manière symétrique. La so-lution de la plupart de ces dernières questions n’étaitpas complète, et, en les résolvant par des méthodesplus sûres, on pouvait être conduit ou à la confir-mation delà loi que Newton avait établie, ou à lanécessité de la modifier et de la changer. Mais bien-
(i) Ce parallèle est inséré dans les Quatre saisons du Parnasse,Hiver, 1806; p. 3oo.