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Tome premier.
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FRAGMENT DE JUSTIFICATION.

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trésor public étaient à la nomination d’électeurs po-pulaires, et destituâmes par l’Assemblée nationaleseule; l’administration des postes était absolumentsoustraite à l’influence du ministère. Par un autre,l’xAssemblée, dans le cas où elle aurait déclaré quela tranquillité publique était menacée, se serait trou-vée investie du pouvoir de suspendre tous les fonc-tionnaires publics, même les ministres et les géné-raux; de soumettre les classes d’hommes suspects àla déportation ou à la réclusion. Les corps adminis-tratifs auraient eu celui de s’assurer des personnesprévenues de conspiration contre l’État; les décretsdéclarés nécessaires à la sûreté publique devaientêtre acceptés ou rejetés dans un très-court inter-valle ; quelques autres précautions étaient prisescontre les ministres qui auraient osé conseiller desveto. Enfin on aurait préparé le peuple à l’idée de lanécessité d’une Convention nationale. Mais la len-teur des travaux dans un comité, et l’impossibilité oùétait un membre particulier de l’Assemblée de faireadopter un système de mesures, rendit impossiblel’exécution de ces idées. Tout annonçait cependantune révolution, et le respect avec lequel le peuples’était gaiement contenu dans les limites de l’étroiteterrasse des Tuileries ; cette barrière de ruban, quepersonne n’osait violer ; cette inscription si énergi-que: On brise les fers d'un tyran , on respecte un sim-ple ruban , tout montrait, à tout homme dont leroyalisme ne fermait pas les yeux, que l’explosionserait terrible.

Je n’ai point à me reprocher de n’avoir pas averti,