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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. DE LA CONDAMINE.

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i elle s’ouvrit de nouveau. Des tourbillons defumée et de flammes s’élevaient du milieu de cesneiges éternelles qui couvrent la cime du volcan.Des ruisseaux de lave enflammée roulaient sur desmasses de glaces, tandis que les torrents, forméspar les neiges fondues, se précipitaient dans la cam-pagne , et submergeaient tout ce que les laves avaientépargné.

Pour revenir en Europe, M. de la Condamineavait à choisir entre deux chemins : l’un sûr et bienconnu, mais plus long; l’autre plus court, maisdangereux , et que presque personne n’avait encoretenté : c’était celui de la rivière des Amazones. M. dela Condamine le préféra, suivi d’un seul domestiquemétis. Il se rendit à Borja, en descendant le Pongo ;c’est le nom d’un détroit où ce fleuve immense,resserré par une chaîne de montagnes, se précipiteentre deux rochers coupés en pic. Il faut s’aban-donner, sans gouvernail, à la rapidité du courant,sur un radeau flexible, formé par des claies de lianes,et qui a l’avantage de pouvoir être entraîné contreles rochers sans se briser. L’habitude n’a point encorefamiliarisé les Indiens avec les dangers de ce passage.Ceux qui accompagnaient M. de la Condamine pri-rent leur route par terre : il resta seul avec son do-mestique. Heureusement, c’est son expression, ilpassa, sur son radeau , la nuit qui précéda son pas-sage. Il s’aperçut tout d’un coup que, tandis quela rivière baissait, son radeau, arrêté par une bran-che, allait demeurer suspendu. Il eut le temps decouper la branche; sans cela, dit-il, ses journaux ,