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Tome deuxième.
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a3o ÉLOGE DE M. TRUDAINE.

une fausse idée de magnificence avait augmenté lalargeur aux dépens de la culture.

Dans ses différents départements, M. Trudainene fut ni jaloux de ceux qui travaillaient sous sesordres, ni gouverné par eux : ses lumières, la no-blesse de son âme, la pureté de son zèle, le défen-dirent de ces deux fautes entre lesquelles marchentles hommes chargés des grandes affaires, et qu’il estmalheureusement plus commun de commettre tou-tes deux que d’éviter à la fois.

M. Trudaine regardait la justice comme la pre-mière loi de toute administration ; ennemi de cettepolitique encore trop accréditée, reste odieux del’école que fonda Machiavel dans un siècle d’igno-rance et de crimes, il ne croyait pas que ce qui étaitinjuste pût jamais être utile. Le bonheur du peupleétait à ses yeux le seul devoir et la seule vraiegloire des souverains ; c’était uniquement par lebonheur dont jouit le peuple, qu’il jugeait de la ri-chesse ou de la puissance des nations, des talents oudes vertus de ceux qui les gouvernent. Il croyait queles hommes appelés à l’administration ont plus be-soin de vertus et d’instruction que d’adresse etd’habileté. Il ne voyait dans toutes ces prétenduesfinesses qu’on donne pour la science de gouverner,qu’un art inventé par des fourbes pour corrompreles souverains et opprimer les peuples. Telle futtoute sa politique : elle était simple, elle était celled’un homme vertueux et d’un ami de l’humanité.

Avec de tels principes, forcé d’être témoin desmaux (pie les circonstances ne lui permettaient pas