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Tome deuxième.
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tion; il s’en plaignit amèrement : Lamétrie soutintle même ton dans ses réponses; et M. de Hallerétait prêt à publier une réfutation très-sérieuse ettrès-longue de ces réponses, lorsqu’il apprit à la foisla mort de son adversaire, et que, trompé par unexcès de délicatesse, louable sans doute, lui seulavait été la dupe du ton plaisamment sérieux quelamétrie avait pris.

Chargé d’enseigner la botanique à Gottingue, M. deHaller dressa un catalogue du jardin des plantes decette ville; et c’est là principalement qu’il a déve-loppé son système de botanique. M. Linnæus avaitchoisi pour fondement du sien, des caractères tirésdu nombre des parties sexuelles des plantes : M. deJussieu paraissait préférer les caractères que donnela situation de ces mêmes parties; M. de Haller ima-gina de choisir pour fondement d’un nouveau sys-tème, le rapport qu’ont entre eux le nombre desétamines, et celui des pétales; et dans les plantesmonopétales, le nombre des étamines, et celui desdivisions du calice. Ce rapport lui paraissait plusconstant que le nombre absolu des mêmes parties,et lui fournissait un plus grand nombre de divisionsque celles qu’on peut déduire de leur position res-pective; mais il ne se borna pas à son système, et nes’assujettit point à le suivre à la rigueur. Les sys-tèmes de Tournefort et de Linnæus, l’ordre de M. deJussieu lui fournissent souvent des divisions Per-suadé de la nécessité de chercher un ordre naturelde ranger les plantes, et n’envisageant ces systèmesque comme des moyens de rendre l’étude de la bo-