Band 
Tome deuxième.
Seite
304
JPEG-Download
 

ÉLOGE DE M. DE HALLER.

3o4

tanique moins pénible, il paraît regarder le mérited’être facile comme le premier de tous pour un sys-tème artificiel ; il croit qu’on peut sacrifier à cettefacilité l’unité du système, et le mérite de la régula-rité et de l’ensemble. Peu de botanistes ont suivi lesystème deM. de Haller; mais tous ont admiré, danssa description des plantes qu’il avait observées surles plus hautes parties des Alpes, l’exactitude et labelle exécution des planches qui ornent cet ouvrage,les profondes connaissances de l’auteur, et surtoutla patience infatigable, l’activité et le courage qui luiavaient fait surmonter les difficultés et les dangersd’une telle entreprise.

Tels ont été les principaux travaux deM. de Hallercomme physicien ; mais nous n’avons pas encoreparlé de toutes les obligations que les sciences onteues à cet homme illustre. En lisant une foule delivres sur toutes les parties de la médecine, il sentitcombien il se serait épargné de peines et de dégoûts,s’il eût trouvé réunis dans une espèce de cataloguela liste de ces livres, une indication précise de leurobjet, les choses nouvelles qu’ils renferment, etmême un jugement sur le degré de confiance queméritent, ou les auteurs ou les ouvrages. Il voulutépargner aux autres la peine inutile qu’il avait étéobligé de prendre; et forma le projet de quatre bi-bliothèques, d’anatomie, de botanique, de chirurgieet de médecine pratique. Il publia son premieressai en ce genre, dans un commentaire sur la mé-thode d’étudier la médecine de Boërhaave : c’est làque, pour épargner à ses lecteurs l’ennui d’une