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Tome deuxième.
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ELOGE DE AI. MALOU1H.

dant dix années, jusqu’au moment où il renonça àune pratique étendue.

C’est d’après les mémoires qu’il a donnés sur cesujet, qu’il faut apprécier son talent ; c’est là qu’onreconnaît un observateur exact, timide quand ilfaut juger, mais hardi dans ses vues, habile à saisirdes rapports, sachant les présenter d’une manièrefrappante, rassemblant tout ce que les médecins ontécrit, mais discutant leurs opinions, et ne les adop-tant que lorsqu’elles sont d’accord avec la nature.

A la mort de M. Dumoulin, il devint un des mé-decins les plus employés de Paris. Cette vogue duravingt-deux mois, au bout desquels il se trouva assezriche pour ne songer qu’au repos. 11 acheta unecharge de médecin du grand commun à Versailles.Je veux me retirer h la cour, disait-il ; expressionsingulière, et qui peut-être ne peut convenir qu’àun médecin de Paris très-employé. Cette prompteretraite d’un homme qui aimait à faire le bien, prouvequ’il était réellement plus persuadé de la certitudede la médecine, que de ses propres talents.

Ce fut alors qu’il cessa de donner ses mémoiressur les maladies qui régnent à Paris; ouvrage utile,dont jusqu’ici personne ne s’était chargé à sa place.Heureusement ce travail étendu même à la Franceentière, et suivi sur un plan plus vaste et plus ré-gulier, va devenir une des principales occupationsd’une société nouvelle dont l’établissement dut faireespérer àM.Malouin la prompte conversion des dé-tracteurs de la médecine; car il était trop persuadé,pour craindre que des expériences plus répétées,