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Tome deuxième.
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/|l8 ÉLOGE DE ,\1. BUCQUET.

sciences, s’unit à celui de la reconnaissance qu’ondoit au maître qui nous les a enseignées.

M. Bucquet avait senti qu’il serait difficile que sescours fussent utiles, s’il ne joignait à ses leçons desouvrages destinés à mettre ses élèves en état de lessuivre, et à leur en rappeler les résultats: il publia,dans cette vue, son Introduction à l’analyse durègne minéral, et ensuite son Introduction à celledu règne végétal.

Ces deux ouvrages ont le mérite qu’on doit exi-ger d’un livre élémentaire dans les sciences physi-ques; la nomenclature en est aussi simple que l’étatactuel des sciences peut le permettre ; l’ordre en estméthodique et clair; les expériences y sont biendécrites; les théories y sont exposées avec clarté,et avec cet esprit philosophique qui apprend à dis-tinguer ce qui est prouvé de ce qui n’est qu’adoptépar les savants ; qui sait placer à côté des preuvesles doutes qui peuvent en diminuer la force; quienfin, en présentant le corps d’une science, montretout ce que les hommes savent, en laissant voircombien ce qu’ils savent est peu de chose. L’Intro-duction à l’analyse du règne végétal a un mérite deplus : on sait combien cette partie de la chimie doitaux chimistes français, qu’elle est née, pour ainsidire, dans l’école de MM. Rouelle (du moins si l’onne doit dater l’origine d’une science que du tempsoù la méthode d’y découvrir la vérité a été dévelop-pée); et qu’enfin c’est dans cette même école quecette science a fait les plus grands progrès: or,MM. Rouelle, plus occupés du plaisir de découvrir