Band 
Tome deuxième.
Seite
419
JPEG-Download
 

ÉLOGE UE M. BUCQUET. 4'9

ces vérités nouvelles que du soin de rédiger cellesqu’ils avaient trouvées, et peut-être plus propres,par la nature de leur esprit et par l’habitude deleur vie, à faire des expériences, qu’à composer desouvrages, n’ont presque rien imprimé sur cette par-tie si brillante de leurs travaux. Plusieurs savantschimistes, à la vérité, avaient exposé et développéces nouveaux principes de l’analyse végétale; maisc’était bien plus la méthode qu’ils avaient fait con-naître, que les découvertes auxquelles cette mé-thode avait déjà conduit ; et il manquait encore unouvrage où l’on eût réuni, avec les principes de lachimie végétale, les analyses les plus importantes,exécutées d’après ces principes, et les faits intéres-sants que ces analyses avaient fait connaître. M. Buc-quet donna cet ouvrage : celui qui, le premier, ras-semble en un seul corps les découvertes des autressavants, et qui, par là, rend ces découvertes plusutiles, mérite, en quelque sorte, de partager la gloireréservée aux inventeurs.

Il destinait pour d’autres ouvrages les suites d’ex-périences nouvelles, les recherches savantes dontcette foule d’objets qu’il considérait dans ses courslui faisaient naître l’idée ; il en formait des mémoiresqu’il soumettait au jugement de l’Académie dessciences, pour s’éclairer par les lumières des chi-mistes qui la composent, et pour se préparer destitres à y être admis un jour. Ces ouvrages, qui sonten grand nombre, ont mérité l’approbation de l’A-cadémie : plusieurs ont été insérés parmi les mé-moires des savants étrangers, d’autres y doivent pa-

27 .